Pour en finir avec les bénévoles…

Après deux mois de turbinage plein gaz pour lancer cette nouvelle saison, voilà que se profilent à l’horizon les longs mois d’hiver tout de pluie, de froid et de vent vêtus.
Dans nos viseurs, les canards volant de plus en plus haut annoncent une neige imminente. Et nos bénévoles s’emmitouflent couche après couche tandis que décembre aux pieds blancs s’en vient.
Avant qu’ils ne tirent leur bonnet jusqu’aux dents et ne disparaissent entièrement dans le creux de leur cache-nez, et pendant qu’il m’est encore possible de les distinguer, finissons-en avec les présentations.

J’en ai repéré quelques uns qui se planquent encore là-bas derrière, dans les coulisses du Biplan…
Drop*! Au rapport, comme tout le monde!
volante

La COM*:

com-femme-radarBien qu’on ait tous le ripaton* aérien et la bobine dans les nuages, si l’on veut resté perché du bon pied, mieux vaut garder le contact (et le bon) avec la terre ferme.

A quoi bon errer sans attache, tel un excentrique coucou solitaire, dans un ciel psychédélique ? Notre voyage virerait au bad trip et l’azur, infiniment vaste, pourrait se révéler dangereux.

Et qu’en resterait-il de nos découvertes?
Quid de l’extatique sentiment d’avoir connu une odyssée fabuleuse, si ce n’est pour être partagée, racontée, renouvelée, si ce n’est pour créer du lien entre les hommes et ouvrir de nouveaux horizons?

Tel est le sacerdoce de notre division d’experts en communication de toutes formes.

 

 

Affublés de leurs chapeaux électriques* et derrière leurs émetteurs insatiables, ils s’occupent de chouchouter le signal avec la base en transmettant toutes sortes d’informations.
Il est bien loin l’has-been pigeon messager qui préférait souvent s’arrêter picorer la miette plutôt que de porter nos missives de la plus haute importance!
Aujourd’hui, la team a l’antenne qui frétille et surfe au plus haut de la technologie, sur toutes les fréquences radioélectriques et sur tous les réseaux détectables.

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Leur mission est de partager notre catalogue de voyage régulièrement, de communiquer notre position et notre direction, vous rencarder sur notre activité, nos actualités, nos futures destinations et nos derniers scoops de bord.

 

Mais il ne s’agit pas seulement d’instruire ou d’avertir nos voyageurs.
Communiquer signifie aussi créer des liens et faire de nos rencontres fortuites de voyage des alliances pérennes, dénicher des partenaires de route pour cheminer ensemble à court ou à long terme et échanger des savoir faire, tisser un lien de correspondance durable entre le départ et l’arrivée, et tous les joyeux lurons croisés au détour de nos escales.

Et pour descendre tout ce boulot, ils ont sacrément intérêt à avoir le badin*!

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Radio “ AIR BIPLAN* ”:

A la façon d’un carnet de voyage “on air” et en direct sur les ondes radiophoniques, nous avons eu envie de vous relater ce qui se raconte dans l’habitacle et vers quels azurs inexplorés nos vents passionnés nous mènent.

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Non content de vous narrer comment on taquine le pigeon poète et la mouette sybilline au plus haut des cieux, nos chroniqueurs vous proposent également une playlist 100% biplanesque et des concerts live embarqués pour vous donner envie de voyager avec nous et vous brancher sur nos ondes exaltées et diffuseuses de bonnes aventures musicales.

Et comme il faut bien que l’équipage s’amuse, on y organise également des petites compétitions bon enfant, où les tricheurs sont les bienvenus pour relever un peu le niveau et épicer le challenge.

 

En bref, “Air Biplan” c’est une radio libre et en direct, pour rester dans le thème de l’aventure sans filet.radio-homme-veste-bleu

On s’y confie, on s’y confesse, on y cafte les derniers potins de bord. On peut en débattre, en découdre, ne pas en démordre, y apprendre, y entendre de nouvelles choses, se laisser bercer par le swing de notre bande sonore ou par la voix suave de nos commentateurs en savourant leurs anecdotes juteuses et leurs interview inédites.

Merci à Radio Campus* de nous héberger sur leur fréquence pour communiquer la bonne parole du Biplan !
Partez donc à la découverte de notre émission exclusive tous les 4ème samedis du mois à 12h ou en podcast, qui sait quel extraterrestre sera à l’antenne ?

 

ca7ks-11670333_doodle_de_radio_microphone_style_retro_ou_de_la_communication_illustrationClique pour écouter “Air Biplan” en podcast.

 

 

 

 

La PROG*:

 Toutes ces petites équipes qui turbinent à l’unisson, oui, mais pour aller où finalement?

Et bien justement, au Biplan, notre escadron de programmateurs de vol, est en charge de se faire péter la calamine sous le capot* pour te proposer des excursions épatantes aux quatre coins du cosmos culturel.
Un seul fil rouge: sus aux horizons plurielles !
Hors de question d’emprunter encore et toujours le même couloir aérien plan plan dont on connaît par cœur le panorama.

Plutôt que de te proposer une croisière type où tu seras, certes, au courant du paysage et assurément pas déçu de ton voyage, notre leitmotiv à nous c’est plutôt l’aventure et la découverte !
Nulle destination n’est à bannir et chacune recèle de territoires inexplorés et de son lot d’émotions singulières !

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Pour te garantir un panel de croisières hétéroclites où tu pourras assurément  trouver ton bonheur, ils se sont quadrillés la carte des cieux illuminés en zones d’investigations.
L’un maîtrisera mieux la région pop rock du globe, l’autre les us et coutumes du continent des métalleux, l’autre sait comment accoster sans encombre sur l’île de Bach.

A l’assaut de terres inconnues, vers quels paradis lyriques nous emmènent-t-ils donc nos espiègles commandants de bord?
Sous quels éthers, sur quel jazzeux nuage, au détour de quel folkeux cumulus on va flotter?
Est ce que l’on va rire, est ce que l’on va pleurer?
Est ce que l’on va être bouleversé, ressortir hirsute d’avoir écumé d’enivrantes turbulences?

Loin de l’aviateur de ciel bleu, le programmateur biplaneur est un explorateur érudit.
Il sait que lorsqu’on voyage, ce qui importe surtout d’embarquer dans son bagage c’est sa curiosité et son ouverture d’esprit.
Ainsi seulement il est possible d’atteindre sa véritable félicité, de rencontrer son destin.

Alors, faisons-leur confiance, gardons l’horizon dégagée et laissons nous porter par tous les azimuts!
Glissons, pogotons*, valsons, jumpons* sur l’onde électrique en leur compagnie!

Le Biplan, c’est une à deux expéditions par soir, et ce, presque toute la semaine!
Si tu veux t’évader du train train, grimpe donc dans notre fol engin, dépaysement garanti à tous les étages!

 

A bientôt sous la carlingue!prog-trait


Et un énorme MERCI à toutes les équipes du Biplan pour leur disponibilité à m’accorder un moment d’interview, leur énergie communicative et leur humour qui ravigote!
😉

L’escadron bénévole: 2ème édition

au-rapportComme promis, continuons notre tour de piste de l’équipage du Biplan:

 

La VOLANTE*:

volanteAu Biplan, on l’appelle la Volante.
C’est celui qui s’assure du bon déroulement du vol et communique les consignes de sécurité en cas de pépin.
Même en cas de tempête de ciel bleu*, ils ont toujours du pain sur la planche !

On pourrait croire qu’elles brassent de l’air, ou qu’elles bayent aux corneilles mais que nenni! C’est qu’elles biglent scrupuleusement tout ce qui pourrait gripper la machine.

Son œil de lynx et son radar aux aguets, elle vérifie constamment que toutes les équipes sont à leur poste et que personne ne pédale à côté du vélo, afin que tout le monde s’envoie en l’air sans encombre et éviter le crash.
Tu l’auras compris, nos petites volantes, il faut les chouchouter, elles nous sont précieuses !

Si jamais tu cherches ton chemin ou que tu t’interroges, tu peux t’adresser à eux.
Et si tu veux souffler dans les bronches* du personnel, c’est également auprès d’eux qu’il convient de femme-volante-carton-rougemoucharder.
Un petit conseil, ne te fis pas aux apparences: les plus freluquets pourraient bien s’avérer les plus impitoyables!

Dotés d’un self-control à presque toute épreuve, qualité essentielle à parer à moult turbulences, et à calmer les mouvements de foule, derrière leur gilet pare-jurons et leur palpitant capable de se durcir sur mesure, ce ne sont pas des mauvais bougres.
Sinon, ils ne mettraient pas autant de ferveur à assurer ta sécurité, cher équipage! Parce que oui, on t’aime, et si on est un peu relou, c’est pour ton bien !

Ne fais pas trop le gugus et elles seront aux petits soins pour toi, à toute heure et de bonne humeur!
A coup de courtoisie et de bienveillance, leurs cœurs sensibles tu attendriras.

 

LE BAR:

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«  En 25 ou en 50, le carburant ? » 

Tu es en panne d’énergie ? Derrière le comptoir, on a le choix dans le combustible pour te requinquer et en prime c’est servi avec plaisir et souvent un petit brin de causette qui remplace efficacement la cacahuète apéritive !
Stewards et hôtesses pour te remplir la jerricane, la qualité du service n’a d’égal que le sexappeal de nos barmen et barmaids. Et cette saison, c’est un très grand millésime !

Fines bouches et fins observateurs: “dis moi qui tu es, je te dirai ce que tu bois”, pourvu que nos remontants te ravissent l’estomac entre deux tranches de musique !

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Blond, brun ou ambré, le kérosène? Telle est la question.
Si tu as le réservoir à sec, on a le choix dans les pompes et on tape même dans l’artisanale, cette année!
Adepte du Yellow Time*, tu trouveras aussi ton bonheur.
A l’aire de ravitaillement, il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs, en vue de pirouetter jusqu’au bout de la nuit!

Le conseil du barman: si tu ne sais pas quoi te jeter derrière la cravate, essaies donc la spécialité du Biplan : le Saoul Marin*. Tu nous en diras des nouvelles…

Tu as trop de ferrailles dans les poches et cela t’empêche de danser ?
Une cagnotte, surnommée élégamment “boîte à saucisse”* est prévue derrière le bar pour t’en décharger et garantir au personnel de s’amuser autour d’un grand feu de joie et des chipolatas à la fin de la saison.
« Que le personnel s’amuse! » Mais toi d’abord, évidemment!
Néanmoins, moussaillon, si tu es complètement criqué* et que c’est George qui pilote*, ce sera corvée de flotte ! Pas question de casser du bois* ou d’aller aux pâquerettes* en rentrant à la maison.

 

LE CATERING*:

Des canards, oui mais seulement dans l’assiette !catering-homme

Avant que de voltiger tous azimuts et de se retourner la crêpe*, prenons donc des forces !
C’est l’heure du Gloutch* à l’auberge du Biplan et on a le goût de l’hospitalité.
Notre Brigade Catering s’affaire toute une journée en cuisine pour préparer à nos hôtes et nos techniciens un chic frichti pas piqué des hannetons !

Bien qu’il faille festiner* de quoi tenir les heures de vol, nos gargotiers ont le goût du gueuleton délicat. Comme dit si bien l’adage : “ce qu’on mange avec goût se digère aisément”.
Et il ne s’agirait pas de se retrouver avec l’estomac qui chatouille les amygdales quand on aura la cravate à l’horizontale*, à trop planer sans dessus dessous, sur l’onde musicale.

“Les aliments malvenus, font les repas mal partis”, et nous mettons un point d’honneur à aller quérir une matière première de qualité qui donne envie qu’on la déshabille et qu’on la passe à la casserole !
Rien n’est trop bien pour nos artistes gourmets…ou disons nos gloutons qui se dominent, et avant que de cuisine-femme-miamlancer la popote, on fait escale systématique à Wazemmes, pour faire nos emplettes sur le marché.
On y a nos petites habitudes, et nos chouchous de commerçants, qui nous glissent souvent dans le panier, un kilo en plus de ci, une botte en prime de ça et une ou deux courgettes par ci, par là. En échange, et c’est bien normal, on leur propose un tour gratos à bord de la machine.
Ça fait marcher le commerce de proximité. Avec des cargaisons larguées par des longues distances, on est jamais bien sûr qu’ils auront du goût nos légumes!

Toutes les semaines, on renouvelle le menu, nos cuistots audacieux aiment se lancer à l’assaut de nouvelles recettes, pourvu que ça se cuisine avec le cœur et entre copains, sinon avec qui bavasser pendant que ça mijote ?

Du traditionnel à l’international: carbonnade flamande, maroiflette*, poulet coco, colombo* au curry, poivrons farcis, sarma*, quiche lorraine, gratins en tout genre, pâtes bolo, tarte fine aux pommes, clafoutis, mousse au chocolat
peu importe la recette, nos popotiers ont le soucis de la demi pension de qualité mais pas de la demi portion dans l’assiette.

Sur ce, à table!

…et la suite, au prochain épisode.prog-oiseau-trait

Cap sur la saison 2016: Hublot sur l’escadron bénévole

au-rapport

A l’aube de cette nouvelle saison, nos équipes de bénévoles s’affairent pour une configuration de vol et un décollage cinq-cinq!
Dans la soute, une cargaison de projets bien ficelés et sur l’écran de contrôle, un plan de vol audacieux en vue de mille et mille destinations musicales, théâtrales et autres horizons artistiquement palpitantes.
Après révision de notre fameux coucou, nous voilà lancés à l’assaut de nouvelles découvertes. Une énergie dingue frétille sous la carlingue!
Tandis que nous mettons les gaz et avant que le bruit du moteur pétaradant ne nous assourdisse, cher voyageur, je t’invite de l’autre côté du hublot pour une petite présentation de nos équipes.

 

La Billette*:

billete-fier-2Après avoir franchi le seuil de l’appareil, c’est à bâbord que tu rencontreras notre fine équipe de ”billette”.

Crème de la crème de nos biplaneurs*, qu’ils sont beaux, cette année!
Vieux briscards ou jeunes jockeys en formation, ils sont fringants, le sourire au bord du bec, la dent qui scintille et la répartie badine bien affûtée!
Ils t’attendent pour te délivrer ta carte d’embarquement.

Pass pour la haute voltige, ce billet fin comme du papier à cigarette, aurait tendance à s’égarer dans les méandres d’une poche.
Aussi, pour que tu puisses y jeter ton chewing-gum, y noter ton numéro de téléphone, en faire des confettis et des origamis sans avoir la conscience qui titille, nos billeteurs te signeront également la paluche à la pointe du tampon, d’un B qui veut dire Biplan.
Tu pourras alors folâtrer, l’esprit léger, sans avoir à décliner ton identité à chaque recoin de l’habitacle.

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Tripoteurs de biftons et as du tamponnage intempestif, il faut un sacré coup de poignet pour faire face à la horde de public qui se rue sauvagement dans le hall de l’aéronef à l’instant fatidique de l’ouverture des grilles.
Par la force de l’événement, il arrive que ça ne tamponne pas dans le mile et tu pourrais te retrouver marqué aux fers filous du Biplan, quelque part entre le coude et le genou…Sache le!

Mais, ce sera toujours avec le sourire, la petite blague qui va bien, même quand, te refuser l’entrée il faut, cher public adoré.
Ce n’est pas qu’on ne t’aime pas ! Mais comme dans tout appareil, si la jauge* n’est pas respectée, à part raser les briques*, on ne pourra pas te promettre grand chose !

Chargés également de surveiller et déblayer le sas d’embarquement, ils peuvent être sans pitié pour le pèlerin.
Cependant, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’ils te remontent la bretelle et derrière leurs houspillages anecdotiques, ils ne sont pas rancuniers pour un sou. Si tu sais te comporter en galant passager, je te le confie, ils ont le câlin facile!

En résumé, mieux vaut avoir ton nom sur la liste des réservations et te présenter une demi-heure avant le décollage si tu veux participer à nos festives acrobaties.
Et pas besoin d’avoir la poche plein de pèze! De toute façon pour planer, mieux vaut embarquer léger. On a des petits tarifs pour les petits porte-monnaie.

 

Les TECHOS*:

techosPirates, ils se disent, rapport à leur fichu caractère, ces bénévoles de l’ombre ne sont pas de grandes pipelettes mais ils travaillent tout le jour pour te ravir les mirettes.
En vue que tu entendes bien et t’en prennes plein les yeux, ils étaient là bien avant le décollage, calant minutieusement leurs appareils de contrôle.

Pendant la soirée, derrière leur console*, le pouvoir potentiel de tous ces boutons, ça monte sûrement un tantinet à la tête.
Alors, ne leur en voulons pas d’être un peu ours. Taper la papote ou tripoter le potard*, il faut choisir!
Ils sont très occupés à effaroucher le larsen, chahuter l’ampli, vêtir le projo* de la gélatine* qui va bien et que sais-je encore de tâches nobles et empreintes d’un mysticisme certain…

Pas du genre à coincer la bulle*, ils seraient même plutôt crevards* avec les copains. Et ils accumulent, volontaires, autant d’heure de vol que nécessaires à traquer au mieux la fréquence qui fait vibroter la machine!

techos-femmeMalgré leur côté ronchonchon, c’est à eux qu’on confie nos artistes en premier lieu. On sait bien que, dans le secret du Biplan, quand le public n’est pas là, ils les bichonnent.
Ils sont les interlocuteurs idéals de nos invités d’honneur car nos bricolos de tout bois ont aussi l’âme créatrice.
Dans le silence de leur cœur sensible, ils papotent avec Dame Musique et Dame Lumière.

Ensemble, ils vont pouvoir causer mise en scène, plan de feux*, température de couleur, douche*, découpe*, reverb*, delay*…autant de voix impénétrables qui les autorisent à prendre régulièrement le reste de l’équipage pour des clampins.

Mais, on est pas susceptible et on les adore nos geek de la console, ils sont là pour le plaisir de nos oreilles délicates!

“Pssst, pour les apprivoiser, un peu de douceur sous forme liquide fait souvent l’affaire!”mini-techos
Si tu veux leur dire merci, payes leur donc une glute*.
Le barman te rencardera sur les préférences de chacun.

 A la semaine prochaine, pour la suite du Biplanoscope…prog-trait

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