L’escadron bénévole: 2ème édition

au-rapportComme promis, continuons notre tour de piste de l’équipage du Biplan:

 

La VOLANTE*:

volanteAu Biplan, on l’appelle la Volante.
C’est celui qui s’assure du bon déroulement du vol et communique les consignes de sécurité en cas de pépin.
Même en cas de tempête de ciel bleu*, ils ont toujours du pain sur la planche !

On pourrait croire qu’elles brassent de l’air, ou qu’elles bayent aux corneilles mais que nenni! C’est qu’elles biglent scrupuleusement tout ce qui pourrait gripper la machine.

Son œil de lynx et son radar aux aguets, elle vérifie constamment que toutes les équipes sont à leur poste et que personne ne pédale à côté du vélo, afin que tout le monde s’envoie en l’air sans encombre et éviter le crash.
Tu l’auras compris, nos petites volantes, il faut les chouchouter, elles nous sont précieuses !

Si jamais tu cherches ton chemin ou que tu t’interroges, tu peux t’adresser à eux.
Et si tu veux souffler dans les bronches* du personnel, c’est également auprès d’eux qu’il convient de femme-volante-carton-rougemoucharder.
Un petit conseil, ne te fis pas aux apparences: les plus freluquets pourraient bien s’avérer les plus impitoyables!

Dotés d’un self-control à presque toute épreuve, qualité essentielle à parer à moult turbulences, et à calmer les mouvements de foule, derrière leur gilet pare-jurons et leur palpitant capable de se durcir sur mesure, ce ne sont pas des mauvais bougres.
Sinon, ils ne mettraient pas autant de ferveur à assurer ta sécurité, cher équipage! Parce que oui, on t’aime, et si on est un peu relou, c’est pour ton bien !

Ne fais pas trop le gugus et elles seront aux petits soins pour toi, à toute heure et de bonne humeur!
A coup de courtoisie et de bienveillance, leurs cœurs sensibles tu attendriras.

 

LE BAR:

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«  En 25 ou en 50, le carburant ? » 

Tu es en panne d’énergie ? Derrière le comptoir, on a le choix dans le combustible pour te requinquer et en prime c’est servi avec plaisir et souvent un petit brin de causette qui remplace efficacement la cacahuète apéritive !
Stewards et hôtesses pour te remplir la jerricane, la qualité du service n’a d’égal que le sexappeal de nos barmen et barmaids. Et cette saison, c’est un très grand millésime !

Fines bouches et fins observateurs: “dis moi qui tu es, je te dirai ce que tu bois”, pourvu que nos remontants te ravissent l’estomac entre deux tranches de musique !

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Blond, brun ou ambré, le kérosène? Telle est la question.
Si tu as le réservoir à sec, on a le choix dans les pompes et on tape même dans l’artisanale, cette année!
Adepte du Yellow Time*, tu trouveras aussi ton bonheur.
A l’aire de ravitaillement, il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs, en vue de pirouetter jusqu’au bout de la nuit!

Le conseil du barman: si tu ne sais pas quoi te jeter derrière la cravate, essaies donc la spécialité du Biplan : le Saoul Marin*. Tu nous en diras des nouvelles…

Tu as trop de ferrailles dans les poches et cela t’empêche de danser ?
Une cagnotte, surnommée élégamment “boîte à saucisse”* est prévue derrière le bar pour t’en décharger et garantir au personnel de s’amuser autour d’un grand feu de joie et des chipolatas à la fin de la saison.
« Que le personnel s’amuse! » Mais toi d’abord, évidemment!
Néanmoins, moussaillon, si tu es complètement criqué* et que c’est George qui pilote*, ce sera corvée de flotte ! Pas question de casser du bois* ou d’aller aux pâquerettes* en rentrant à la maison.

 

LE CATERING*:

Des canards, oui mais seulement dans l’assiette !catering-homme

Avant que de voltiger tous azimuts et de se retourner la crêpe*, prenons donc des forces !
C’est l’heure du Gloutch* à l’auberge du Biplan et on a le goût de l’hospitalité.
Notre Brigade Catering s’affaire toute une journée en cuisine pour préparer à nos hôtes et nos techniciens un chic frichti pas piqué des hannetons !

Bien qu’il faille festiner* de quoi tenir les heures de vol, nos gargotiers ont le goût du gueuleton délicat. Comme dit si bien l’adage : “ce qu’on mange avec goût se digère aisément”.
Et il ne s’agirait pas de se retrouver avec l’estomac qui chatouille les amygdales quand on aura la cravate à l’horizontale*, à trop planer sans dessus dessous, sur l’onde musicale.

“Les aliments malvenus, font les repas mal partis”, et nous mettons un point d’honneur à aller quérir une matière première de qualité qui donne envie qu’on la déshabille et qu’on la passe à la casserole !
Rien n’est trop bien pour nos artistes gourmets…ou disons nos gloutons qui se dominent, et avant que de cuisine-femme-miamlancer la popote, on fait escale systématique à Wazemmes, pour faire nos emplettes sur le marché.
On y a nos petites habitudes, et nos chouchous de commerçants, qui nous glissent souvent dans le panier, un kilo en plus de ci, une botte en prime de ça et une ou deux courgettes par ci, par là. En échange, et c’est bien normal, on leur propose un tour gratos à bord de la machine.
Ça fait marcher le commerce de proximité. Avec des cargaisons larguées par des longues distances, on est jamais bien sûr qu’ils auront du goût nos légumes!

Toutes les semaines, on renouvelle le menu, nos cuistots audacieux aiment se lancer à l’assaut de nouvelles recettes, pourvu que ça se cuisine avec le cœur et entre copains, sinon avec qui bavasser pendant que ça mijote ?

Du traditionnel à l’international: carbonnade flamande, maroiflette*, poulet coco, colombo* au curry, poivrons farcis, sarma*, quiche lorraine, gratins en tout genre, pâtes bolo, tarte fine aux pommes, clafoutis, mousse au chocolat
peu importe la recette, nos popotiers ont le soucis de la demi pension de qualité mais pas de la demi portion dans l’assiette.

Sur ce, à table!

…et la suite, au prochain épisode.prog-oiseau-trait

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